Espace dédié aux fans francophones du groupe de métal symphonique Therion


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SCORPIONS @ Strasbourg (25/10/2008)

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Arrivé relativement tôt sur place, une foule impressionnante attendait déjà l'ouverture des portes de la salle, ce fameux Zénith de Strasbourg Europe. Je prends place dans la file d'attente, je rencontre une ou deux connaissances, le temps passe plus vite à plusieurs.
Puis les portes ouvrent, après une fouille succinte, je pénètre dans les lieux. La salle est immense, d'une taille équivalente au Zénith de Paris, avec les gradins au fond. La scène est encadrée de deux écrans géants, sur lesquels sont diffusées des publicités locales très kitsch, pour faire patienter.

L'ouverture de la soirée sera assurée par un groupe de la région, les Alsaciens de Karelia (Mulhouse). Depuis le début, je confondais avec Kadenzza, qui n'a absolument rien à voir, lol Laughing
Karelia commence à jouer un peu avant 20h00, pendant que le Zénith se remplit progressivement. Le groupe fait dans le "heavy électro" de mauvaise facture. Pourtant amateur de ce style de musique, je n'ai vraiment pas accroché leur prestation. L'électro est samplé (pas de clavier), le chant aussi (en partie). Les guitares sont faiblardes, ça manque de peps. La voix masculine est claire, parfois heavy, parfois grunty mais absolument pas convaincante. 40 minutes de première partie suffisent amplement, c'est même de trop, surtout quand le groupe décide de s'attaquer à des inattaquables. La reprise de Queen "The Show Must Go On" est un véritable massacre, et celle de REM "Losing My Religion" est pire encore.
Le public est très calme et ne bouge pas d'un pouce, probablement effaré par tant de mélodies imbuvables. On aurait dit qu'il n'y avait que deux fans dans le public, juste devant moi d'ailleurs, et qui semblaient s'éclater... Aucune réaction de la part des autres, c'est complètement mort.
Grosse déception en ce début de soirée... Le groupe se donne la peine, certes, mais le chant doublé de samples playback, l'électro sorti d'on ne sait où, les reprises épouvantables, ça ne donne vraiment pas envie. Dommage.
Seul point positif, la reprise de Moby "Lift Me Up" version heavy, plutôt intéressante.




Les Alsaciens quittent la scène, les techniciens investissent le plateau pour monter le matériel des maîtres de la soirée. Entre temps, le Zénith s'est complètement rempli, c'est plein à craquer. Ce sont donc plus de 10.000 personnes qui ce soir vont assister au concert le plus marquant qu'il m'ait été donné de voir depuis longtemps...

Quelques instants après, le noir se fait. La foule hurle. L'ambiance s'est nettement réchauffée, le public trépigne d'impatience.

Enfin, les stars entrent en scène. Scorpions au grand complet, le quintette allemand réuni sur cette scène pour nous flatter les cages à miel (cf. Zégut Laughing), et nous scotcher par ce son à la fois puissant et terriblement pénétrant. Pendant plus de deux heures, le groupe explorera sa discographie, en passant bien évidemment par des titres de leur dernier album, "Humanity Hour I": un "321" très rock'n'roll, un "Humanity" très symphonique, agrémenté par des extraits vidéos, représentant des images poignantes de conflits actuels, des attentats du 11 septembre... Une belle leçon d'humanité, le message est passé, ce morceau me fait vibrer (avec son petit break année 30 Very Happy). Scorpions ne passe évidemment pas à côté des titres qui ont fait leur succès, notamment les ballades : un superbe "Send Me An Angel" repris par le Zénith entier, et les incontournables "Wind Of Change" et "Still Loving You", qui ont bercé plusieurs générations. D'ailleurs, le public est très hétérogène, plusieurs générations sont justement représentées. Les vieux hard-rockers des seventies, les jeunes avides de guitares lourdes, des métalleux en tout genre, des familles attirées par la curiosité. Le show ravira tout le monde, grands et petits.
Les riffs hargneux de Rudolf Schenker, les solos aiguisés de Matthias Jabs (donc c'était l'anniversaire ce soir-là!), les martèlements de James Kottack (le batteur actuel), le tout emmené par la voix reconnaissable entre mille de Klaus Meine.
Le talent de ces musiciens n'est plus à prouver, chacun démontre sa capacité à combler les fans. Le solo de batterie est impressionnant, par ce batteur à l'énorme tatouage dorsal indiquant "Rock'n'roll Forever" !

Pendant le concert, deux anciens batteurs de Scorpions étaient de la partie, Hermann Rarebell et Rudy Lenners. De même, le célèbre Uli Jon Roth était là aussi pour assurer des solos de virtuoses et quelques parties voix. C'est donc dans cette grande réunion familiale qu'on a peu entendre des titres tels que "He's a Woman, She's a Man", "In Trance", "Fly To The Rainbow", "The Zoo", les énormissimes "Blackout", "Big City Nights" ou "Rock You Like A Hurricane".

Les tubes s'enchainent les uns après les autres, on ne voit pas le temps passer. Au final, c'est quasiment 2H20 (rappel compris) de Scorpions tout feu tout flamme que l'on a eu ce soir, une tuerie.

A revoir absolument.












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Niniel

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Modérateur
Pleure Pleure Pleure

C'te chance que t'as eu de les voir !

Merci pour le report !


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